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Cryptozoologie
 

 

Actualité cryptozoologique (132)

  

Cryptozoologie dans La Gazette Fortéenne (octobre 2005)

    Le volume 4 de La Gazette Fortéenne (figure 1), publiée annuellement par les Éditions de l'Oeil du Sphinx, fait la part belle à la cryptozoologie.


Figure 1 : La Gazette Fortéenne, volume 4 (2005)

    On y trouve d'abord un article inédit de Bernard Heuvelmans (disparu en 2001), sur le naturaliste franco-américain Constantin Samuel Rafinesque-Schmalz, d'après un document dactylographié de 1960 du "père de la cryptozoologie" conservé dans les archives Heuvelmans au Musée Cantonal de Zoologie de Lausanne. Rafinesque fut un des premiers naturalistes à se pencher sur le problème du légendaire serpent-de-mer, mais sa vie est un véritable roman d'aventures.

    La découverte récente d'ossements fossiles de l'homme de Florès est étudiée sous l'angle anthropologique (par François de Sarre), folklorique-mythologique (par Michel Meurger), et cryptozoologique (par Benoît Grison).
    En particulier, Benoît Grison souligne avec pertinence que la relation faite par certains avec l'orang pendek de Sumatra — une créature décrite comme un singe anthropoïde au crâne pointu et au gros orteil clairement opposable, et pas du tout comme un hominidé — n'a aucune justification. Il souligne même que l'existence même de l'homme de Florès en tant qu'espèce d'hominidé est encore très controversée, certains anthropologues estimant qu'il ne s'agit que d'individus microcéphales !

    Michel Raynal analyse pour sa part le problème de la survivance de félins à dents en sabre en Afrique, pour aboutir à un point de vue nuancé. Il montre que les formidables blessures relevées sur des hippopotames, et qu'on a attribuées à des machairodontes, sont en fait l'oeuvre d'autres hippos, ou même d'éléphants agressifs, capables de tuer de grands mammifères à coups de défense. Mais à l'inverse, il note que la survivance tardive (moins de 30 000 ans) du genre Homotherium, un félin à dents en sabre tenu pour éteint depuis 500 000 ans, avancée en 1970 par le zoologiste tchèque Mazak d'après une figurine aurignacienne représentant apparemment cet animal, est désormais démontrée par des datations au carbone 14.

 

 

Pour en savoir plus :

GRISON, Benoît
2005 Homme de Florès, orang pendek et cryptozoologie : un malentendu de taille. La Gazette Fortéenne, 4 : 183-194.

HEUVELMANS, Bernard
2005 L'extravagant Constantin Samuel Rafinesque. Ibid. : 144-158 (avant-propos, bibliographie et notes de Fabrice Tortey).

MEURGER Michel
2005 Petits hommes, grands espoirs. L'homme de Florès, de la paléoanthropologie à la cryptozoologie. Ibid. : 195-202.

RAYNAL, Michel
2005 Survivance de félins à dents en sabre : un pas en avant et un pas en arrière. Ibid. : 159-172.

SARRE, François de
2005 Homo floresiensis : un nouvel hominidé. Ibid. : 173-182.

 

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