Institut Virtuel
de
Cryptozoologie
 
FAQ sur la cryptozoologie

(dernière mise à jour : 16 juin 2003)

 

    Expression typique d'Internet, FAQ est le sigle pour frequently asked questions, les "questions posées fréquemment" (l'adaptation française est "la Foire Aux Questions", qui permet de conserver le sigle FAQ).

    La rubrique "FAQ sur la cryptozoologie" a pour but de répondre à des questions récurrentes que se posent certains d'entre vous, notamment au travers de vos e-mails. Elle a vocation à être enrichie en fonction de vos questions ultérieures.

 

1 - Combien y a-t-il de cryptozoologues dans le monde ?

2 - Comment puis-je devenir cryptozoologue ?

3 - Pourquoi ne retrouve-t-on pas de dépouille des animaux mystérieux ?

4 - Avec les satellites, pourquoi n'a-t-on pas encore trouvé le yeti
(ou autre animal mystérieux) ?

5 - Comment puis-je acheter des livres de cryptozoologie ?

6 - Comment puis-je me procurer un article scientifique ?

7 - Pourquoi n'a-t-on pas asséché et dragué le Loch Ness
(pour découvrir le "monstre" censé l'habiter) ?

8 - Que penser de "l'animal de Tollund" ?

9 - Pouvez-vous me photocopier TOUT ce que vous possédez sur...

 

 

1 - Combien y a-t-il de cryptozoologues dans le monde ?

    L'International Society of Cryptozoology (ISC) a compté jusque dans les 800 membres, donnant une idée de l'intérêt scientifique pour cette discipline, étant entendu que tous les membres de l'ISC ne sont pas cryptozoologues (ni même scientifiques), et qu'à l'inverse des chercheurs faisant acte de cryptozoologie ne sont pas nécessairement membres de l'ISC. Le nombre de personnes effectuant réellement des recherches cryptozoologiques (recherches de terrain, publication d'articles, etc.) est probablement de l'ordre de 200, dont une dizaine en France.

 

2 - Comment puis-je devenir cryptozoologue ?

    Il n'y a pas d'enseignement de la cryptozoologie en tant que telle à l'école ou à l'université, et il est impossible d'en faire un "métier" à temps plein si l'on n'a pas une autre source de revenus. Si vous souhaitez faire œuvre utile en cryptozoologie, le mieux est de suivre un cursus scientifique classique (biologie, zoologie, anthropologie, etc.), de garder un esprit ouvert à la cryptozoologie, de lire ce qui se publie à son sujet, de publier des articles de fond dans des revues scientifiques, de participer à des recherches de terrain ou des analyses en laboratoire, etc.
    Incidemment, n'espérez pas gagner de l'argent avec la cryptozoologie (à moins de découvrir une des "
vedettes" !), mais au contraire attendez-vous à en dépenser : abonnement à des revues, achat de livres, etc.

 

3 - Pourquoi ne retrouve-t-on pas de dépouille des animaux mystérieux ?

    On en trouve parfois, mais elles n'ont généralement pas été sauvegardées. De toute manière, on trouve rarement des cadavres d'ours, de loup, de renard, de cerf, de sanglier, etc., dans nos forêts : la décomposition, les bactéries, les prédateurs, les charognards, les intempéries... ont tôt fait de tout nettoyer.

 

4 - Avec les satellites, pourquoi n'a-t-on pas encore trouvé le yeti (ou autre animal mystérieux) ?

    Croire que cela puisse être possible revient à porter à la technologie une confiance quasi-religieuse ! Plus la résolution est élevée (autrement dit plus les détails sont précis), plus l'aire photographiée est petite, diminuant les chances d'observation ; les conditions météorologiques, l'environnement, le relief... jouent également un rôle considérable. Enfin, nous avons affaire à des animaux a priori mobiles, pas à des objets inertes. Du reste, si les satellites pouvaient tout voir, la plupart des crimes devraient être élucidés (et même ils ne devraient pas exister, par peur d'être photographié), les disparitions devraient connaître un heureux dénouement, etc. : bref, le Paradis !

 

5 - Comment puis-je acheter des livres de cryptozoologie ?

    Votre libraire peut vous commander un livre, si vous lui donnez les références (auteur, titre, éditeur). Des librairies spécialisées, comme Brentano's (37 avenue de l'Opéra, 75002 Paris), peuvent commander des livres à l'étranger.
    Enfin, vous pouvez passer commande de livres directement via Internet, notamment sur le site d'
Alapage en France et sur le site d'Amazon aux USA.
    Vous pouvez trouver des livres épuisés chez Alapage et Chapitre.com. Vous pouvez visiter les bouquinistes, et éventuellement déposer une annonce dans notre page "la bourse des échanges".

Visiter la librairie virtuelle Alapage

 

6 - Comment puis-je me procurer un article scientifique ?

    Les grandes revues scientifiques (Nature, Science, etc.) sont disponibles dans toutes les bibliothèques universitaires, et ont même leur site Internet.
    Les revues de zoologie sont plus facilement accessibles dans des bibliothèques spécialisées en sciences naturelles, et tout particulièrement celle du Muséum National d'Histoire Naturelle (38 rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris).

 

7 - Pourquoi n'a-t-on pas asséché et dragué le Loch Ness (pour découvrir le "monstre" censé l'habiter) ?

    Vous n'avez pas le sens des réalités, c'est tout simplement impossible ! Le Loch Ness n'est pas une mare aux canards, mais la plus grande masse d'eau douce d'Ecosse ! Jugez plutôt :
    Longueur : 39 km - Largeur maximale : 2 km - Profondeur moyenne : 132 m - Volume : plus de 7 milliards de mètres cubes ! Bref, bon courage...
    De plus, le lac est relié à l'océan par le canal calédonien au sud et la rivière Ness au nord, et alimenté par nombre de ruisseaux... Même si on construisait des barrages, la pluie et le crachin légendaires de la région (n'oubliez pas qu'on est en Grande-Bretagne !) auraient tôt fait de ruiner des mois de pompage !
    Pour paraphraser les Shadoks : "et les cryptozoologues pompaient, pompaient..."

 

8 - Que penser de "l'animal de Tollund" ?

    Cette histoire est racontée par le dessinateur Bourgeon dans la postface de son album Le sortilège du bois des Brumes, publié chez Castermann en 1986.
    Il écrit que le cadavre momifié d'une sorte de créature humanoïde d'une cinquantaine de cm de hauteur, ne possédant que quatre doigts, et coiffée d'un bonnet, aurait été trouvée en 1937 près de Tollund, au Danemark.  Hans Suderwick, présenté comme un "zoologue de renommée mondiale", écrivait sur cet animal :

"On penserait, de prime abord, à un primate ou lémurien d'une race inconnue. Si l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit rapidement qu'il est tout à fait impossible de classer la créature dans l'une ou l'autre des deux familles."

    En fait, "l'animal de Tollund" est totalement inventé par Bourgeon, comme on peut s'en douter à la lecture de son récit : les différents savants cités en référence n'existent tout simplement pas ! Du reste, ce Suderwick est bien ignorant en zoologie, puisque les lémuriens sont des primates authentiques, et forment en fait un sous-ordre (et pas une famille) de l'ordre des primates...
    Bourgeon s'est visiblement inspiré de la découverte réelle en 1950, dans la tourbe du Danemark, du fameux homme de Tollund, et des légendes européennes sur les lutins. Cela a d'ailleurs été confirmé par l'auteur lui-même à Jean-Jacques Barloy.

 

9 - Pouvez-vous me photocopier (ou m'envoyer par e-mail) TOUT ce que vous possédez sur... (suivant le cas : le "monstre" du Loch Ness, le yeti, le serpent-de-mer... voire la cryptozoologie) ?

    Vous ne semblez pas réaliser l'énormité de la tâche (sans parler de son coût), la documentation cryptozoologique se mesurant en centaines de livres et en milliers d'articles ! Vous comprendrez donc que l'on ne puisse répondre positivement à une demande aussi saugrenue.
    Par ailleurs, s'agissant d'une discipline scientifique encore en construction, il paraît légitime d'apporter soi-même quelque chose avant de demander à recevoir... Pour paraphraser John F. Kennedy, la bonne question à poser n'est pas : "qu'est-ce que la cryptozoologie peut faire pour moi ?", mais "qu'est-ce que je peux faire pour la cryptozoologie ?"

 

 

écrivez-nous !

 

 Retour à la page d'accueil