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Cryptozoologie
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Une discipline qui enregistre des succès

(dernière mise à jour : 06 juillet 2003)

    D'aucuns affirment que la cryptozoologie n'a jamais enregistré le moindre succès, et qu'elle s'apparente à une chasse au dahu. C'est là une contre-vérité manifeste, comme le montre un examen, même superficiel, de l'histoire de la zoologie.

    En 1986, Bernard Heuvelmans a publié dans Cryptozoology une checklist des quelque 140 formes animales encore inconnues de la science relevant de la cryptozoologie. Pour nous limiter à la période 1986-2002, voici une liste non exhaustive des succès enregistrés sur une quinzaine d'années de recherches cryptozoologiques.

 

Océans

  • Bernard Heuvelmans mentionne plusieurs cétacés inconnus, notamment un cétacé à haute dorsale observé dans les mers antarctiques par Edward Wilson en 1902. Or on possède désormais des photos d'un cétacé à haute dorsale prises au large du Chili, que les 3 cétologues qui l'ont observé ont proposé de rapprocher de celui de Wilson. Quant au "dauphin du Sénégal", signalé par Mörzer Bruyns (1971), il a été observé depuis par des spécialistes de l'Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) à Dakar.

     
  • Bernard Heuvelmans a proposé en 1965 que le Serpent-de-Mer recouvrait plusieurs types de créatures non apparentées, dont une qu'il a décrite sous le nom de Cheval Marin (Halshippus olai-magni) en raison de son aspect, et signalée le long des côtes américaines et canadiennes du Pacifique (Heuvelmans 1965). Or, LeBlond et Bousfield ont étudié (1994) les photos d'un cadavre d'un tel animal, trouvé dans l'estomac d'un cachalot harponné au large de la Colombie britannique en 1937. Bien qu'ils estiment qu'il s'agit d'un reptile plutôt que d'un archéocète, l'aspect de la créature est pratiquement identique au portrait-robot dressé par Bernard Heuvelmans en 1965. Toutefois, selon d'autres auteurs, la créature dévorée par ce cachalot ne serait qu'un requin.

     
  • En 1896, une charogne de plusieurs tonnes s'échoua sur la côte de Floride (figure 1) ; on estima à l'époque qu'il s'agissait des restes d'un poulpe géant, que le Pr. Addison E. Verrill décrivit sous le nom d'Octopus giganteus dans l'American Journal of Science en 1897. Par la suite, ayant reçu des échantillons, Verrill estima qu'il ne s'agissait que de restes d'un cachalot. Des analyses histologiques effectuées sur les échantillons par Joseph F. Gennaro Jr. (publiées par F. G. Wood et Gennaro dans Natural History en 1971) ont montré qu'il s'agissait bien d'un poulpe. Des analyses biochimiques publiées par Roy P. Mackal dans Cryptozoology en ont apporté une nouvelle confirmation (Mackal 1986). Plus récemment, Sydney K. Pierce et 3 autres auteurs (1995) ont effectué de nouveaux tests sur les échantillons du "monstre de Floride", comme on l'appelle communément : il s'agit de tissu de cachalot selon eux, mais Michel Raynal a démontré, notamment dans Of Sea and Shore (Raynal in Mangiacopra et al. 1996), les incohérences de leur raisonnement, ainsi que le fait que leurs propres résultats apportent au contraire de nouveaux éléments en faveur de la thèse du poulpe géant (entre autres l'absence de graisses, parfaitement incongrue chez un cétacé) ! D'autres tests histologiques et génétiques devraient d'ailleurs être publiés sous peu aux USA, éliminant définitivement la thèse du cétacé.

Figure 1 : le "monstre de Floride" de 1896  :
cachalot ou poulpe colossal ? (photo : archives F.G. Wood).

 

Région paléarctique

  • Un professeur de lettres narbonnais (Ormière 1974), puis l’Espagnol Gomez-Tabanera (1978), ont envisagé indépendamment l'un de l'autre, une survivance récente (jusqu'au dix-huitième siècle) de Néanderthaliens dans les Pyrénées et en Espagne. Michel Raynal a repris et développé cette thèse en 1989 dans un article pour Bipedia, en y apportant nombre de données inédites, notamment la persistance de caractères apparemment néanderthaliens chez certains montagnards espagnols jusqu'au début du vingtième siècle (Raynal 1989). Or, on a découvert depuis à Boquete de Zafarraya en Espagne une mandibule néanderthalienne datée de moins de 30 000 ans (Hublin 1989), soit 5000 ans de moins que la date présumée de l'extinction des Néanderthaliens, ce qui donne un poids nouveau à l'hypothèse de leur survivance récente. Une étude présentée en 1986 lors d'un congrès d'archéologie médiévale a même révélé que les crânes des habitants de la Rioja, entre le 5° et le 15° siècle, présentaient un taux élevé de caractères "ataviques" tels que torus supra-orbitalis (bourrelet formé par des arcades sourcilières proéminentes) et chignon occipital, typiquement néanderthaliens, et sans doute liés à des hybridations récentes et répétées Néanderthalien x Homme moderne dans la région.

     
  • En 1968, Bernard Heuvelmans et Ivan T. Sanderson ont pu examiner le cadavre d'un homme velu conservé dans un congélateur, exhibé sur les champs de foires américains. Heuvelmans a démontré qu'il s'agissait d'un Néanderthalien actuel très spécialisé, originaire du Viêt-Nam, qu'il a décrit en 1969 sous le nom d'Homo pongoides (ou Homo neanderthalensis pongoides) (Heuvelmans 1969, Heuvelmans et Porchnev 1974). Mais la science officielle considère encore ce spécimen comme un mannequin. Or, un zoologue du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, Jordi Magraner, a recueilli des témoignages dans le district de Chitral (nord du Pakistan) sur le bar-manu, l' homme sauvage local, dont le portrait-robot s'accorde à la perfection avec le spécimen congelé, et tous les témoins ont désigné "l'homme pongoïde" de Bernard Heuvelmans, parmi 90 représentations de primates, comme étant identique à la créature observée (Magraner 1992).

  • En Asie centrale, on signale depuis des siècles de semblables hommes sauvages et velus, apparemment néanderthaliens. Des études électrophorétiques de la kératine de 20 poils de l'almasty, l'Homme Sauvage du Caucase, ainsi que d'autres créatures semblables d'Asie Centrale, ont conduit le Dr. Sinielnikova (1992) à conclure à l'existence dans ces régions d'un être "taxonomiquement proche de l'homme et des singes anthropoïdes".
     
  • Des études de microscopie électronique et biochimiques (dosage de traces métalliques), effectuées sur des poils de Yeren (l'homme sauvage du Hubei), ont amené les scientifiques chinois (1987-88) à des conclusions semblables.

     
  • La survivance récente du mammouth, suggérée notamment par des traditions sibériennes et chinoises, est désormais attestée par les restes de mammouths de petite taille trouvés dans l'île Wrangel, et que des chercheurs russes ont daté de seulement 2000 ans avant notre ère, soit quelque 8000 ans plus tard que ce qui est généralement admis (Vartanyan et al. 1993, 1995).

  • L'ours de l'Atlas en Afrique du nord, signalé par maints auteurs de l'Antiquité, et dont un spécimen abattu en 1834 a même fait l'objet d'un baptême scientifique (Ursus crowtheri) par Schinz en 1844, était considéré comme une fable par certains mammalogistes. Or, en 1998, une datation au carbone 14 de restes osseux d'ours d'une grotte du Djurdjura algérien, de 420 à 600 de notre ère, a démontré de manière définitive la survivance d'un ours de petite taille en Afrique du nord jusqu'aux temps historiques, et même au-delà de la période romaine (Hamdine, Thévenot et Michaux 1998).

 

Région orientale

  • Bernard Heuvelmans a été le premier, en 1955, à faire connaître l'orang pendek, le "petit homme" velu de Sumatra, qu'il a proposé de rapprocher du pithécanthrope (Homo erectus) de Java. Deborah Martyr a recueilli des témoignages récents qui évoquent plutôt un singe bipède inconnu, et elle accumule les indices sur cette créature : observations fugaces, moulages de traces de pas, et peut-être une photographie.

     
  • Selon Bernard Heuvelmans, son "homme congelé" (voir ci-dessus) était originaire du Sud Viêt-Nam. Or, en 1996, l'Australien Helmut Loofs-Wissowa a effectué une expédition dans l'est du Laos : utilisant la méthode de Jordi Magraner (repères iconographiques), il a obtenu des résultats semblables : les montagnards laotiens ont reconnu dans l'homme pongoïde, parmi plusieurs dizaines de représentations, leur homme sauvage et velu local, appelé nguoi-rung.

     

Région éthiopienne et sous-région malgache

  • Depuis près d'un siècle, on signale en Afrique équatoriale de l'ouest une forme pygmée de l'éléphant, l'éléphant nain. Des spécimens ont été abattus, voire capturés vivants et élevés dans des zoos : un d'eux fut décrit par Noack en 1906 sous le nom de Loxodonta pumilio. En 1989, Martin Eisentraut et Wolfgang Böhme ont reconsidéré le problème à la lumière de pièces anatomiques, et d'un film fait en République Centrafricaine par un photographe animalier. Il s'avère que l'éléphant nain n'est pas le jeune éléphant de forêt Loxodonta africana cyclotis (ou des individus nains de cette sous-espèce), ni même une race écologique comme on l'a suggéré, mais une espèce distincte (Eisentraut und Böhme 1989). Celle-ci a été spectaculairement confirmée par Böhme et Eisentraut l'année suivante avec des photos couleur d'un troupeau d'éléphants nains en République Populaire du Congo (Brazzaville), comprenant mâles, femelles et bébés : 50 cm pour le petit (Böhme und Eisentraut 1990) !
     
    troupeau d'éléphants nains
    Figure 2 : un troupeau d'éléphants nains (d'après Böhme et Eisentraut 1990)
    (l'aigrette blanche à gauche, maximum 1 m de hauteur, donne l'échelle)

  • Des traditions malgaches sur des primates mystérieux ont été recueillies depuis plus de 3 siècles. Elles se rapportent notamment à des espèces encore présentes, dont l'existence était corroborée par des cris non identifiés entendus par des spécialistes de ce groupe, dont Jean-Jacques Petter, du Muséum National d'Histoire Naturelle. Cela a été confirmé par la description de l'Hapalemur aureus de Madagascar en 1987 (Meier et al. 1987). Un an plus tard, une deuxième espèce, Propithecus tattersali, a été décrite : sa fourrure blanche et la couronne orangée autour de sa tête le rendent si visible dans les arbres, qu'il semble incroyable qu'on l'ait découvert si tardivement (Simons 1988).
        Quant au trétrétrétré signalé par Flacourt en 1658,
    Bernard Heuvelmans (1955) proposait de le rapprocher du Palaeopropithecus, un grand lémurien fossile de la taille d'un chimpanzé. Cette hypothèse de la survivance récente de ce grand lémurien malgache, très téméraire à l'époque, où l'on pensait que ce primate était éteint depuis des milliers d'années ; elle a été confirmée bien plus tard, par des datations de restes osseux au carbone 14, à seulement 510 ans (plus ou mois 80 ans) avant le présent — autrement dit dans une fourchette allant de 1407 à 1567, donc peu de temps avant le séjour de Flacourt à Madagascar (Simons 1997).

  • Le même Flacourt a signalé l'existence d'une "espèce d'autruche" dans le sud de Madagascar, amenant nombre de cryptozoologues à supposer la survivance tardive de l'AEpyornis maximus, ce ratite de 3 mètres de hauteur, dont on possède des ossements fossiles et des oeufs mesurant une trentaine de cm de hauteur. Il est plus vraisemblable qu'il s'agisse d'un autre AEpyornidé (dont on a décrit plusieurs espèces), ou du Mullerornis (un autre ratite malgache fossile de la taille d'une autruche).
         Or, un médecin de la Somme a signalé l'existence d'oeufs de 15 cm de hauteur environ, étiquetés "oeufs d'autruche de Madagascar" (sic), mais différant de ceux-ci par la forme moins ovoïde, et par la couleur, l'épaisseur ainsi que la granulosité de la coquille.

 

Région néarctique

  • En ce qui concerne le sasquatch, des traces de pas de cette gigantesque créature humanoïde et velue ont été découvertes en 1982, montrant des dermatoglyphes. Leur étude par des criminologistes spécialistes des empreintes digitales, permet de conclure à l'impossibilité d'une fraude, et qu'elles ont été faites par le contact avec la peau d'un primate inconnu. Quant aux poils attribués au sasquatch, le biochimiste Jerold Lewonstein a démontré que leur structure protéinique était très proche de celle des singes anthropoïdes (Krantz 1992).

     
  • Un félin mystérieux de la Sierra Madre mexicaine, appelé cuitla-miztli par les Aztèques et onza par les Espagnols, ressemblant au puma (Felis concolor), mais avec des pattes longues et fines, un corps allongé, un poitrail puissant, un ventre aminci, bref une allure rappelant le guépard de l'Ancien Monde, était signalé depuis la Conquête espagnole. Un spécimen fut même abattu et photographié en 1938 par un chasseur du nom de Lee, si bien que Marshall (1961) lui a consacré un livre entier, concluant à l'existence, très controversée, d'un grand félin inconnu de la science. En 1985, trois crânes furent obtenus, et en janvier 1986, un nouveau spécimen fut abattu (Greenwell 1987) : bien qu'il possède des membres extrêmement grêles, son ADN mitochondrial ne diffère pas de celui d'un puma normal (Dratch et al. 1993-1996). Si ce spécimen n'est donc qu'un simple puma, reste à expliquer la fréquence et l'extension géographique très limitée de ces pumas graciles, qui semble caractériser une sous-espèce en voie d'apparition.

 

Région néotropicale

  • Bernard Heuvelmans envisageait dès 1955 la survivance d'un paresseux géant terrestre en Amazonie (les paresseux géants sont supposés éteints depuis une dizaine de milliers d'années, ce qui équivaut à hier en termes de temps géologiques). Cette hypothèse a été reprise et étayée par l'ornithologue David C. Oren (1993) à propos du mapinguari du Brésil. Au cours d'une expédition en 1994-95, il a pu rassembler quantité d'indices matériels : des photos de traces de griffures sur des arbres, des enregistrement de cris, des moulages de traces de pas (en revanche, 10 Kg d'excréments recueillis à cette occasion provenaient en fait de tapirs).

  • En 1989, des herpétologues américains ont prédit l'existence d'un lézard du genre Gymnophthalmus des Guyanes, d'après son "empreinte génétique" sur Gymnophthalmus speciosus, donnant naissance à des hybrides femelles se reproduisant par parthénogenèse (Gymnophthalmus underwoodi). La découverte ultérieure de ce lézard (figure 4), nommé pour la circonstance Gymnophthalmus cryptus, dont les caractéristiques génétiques étaient bien celles qui avaient été prédites pour l'espèce parente inconnue des hybrides, est une des plus éclatantes illustrations de l'utilité et de l'efficacité d'un état d'esprit authentiquement cryptozoologique (Cole, Dessauer and Markezich 1993).
Gymnophthalmus cryptus
Figure 4 : le lézard "prédit" Gymnophthalmus cryptus
(photo : Cole et al. in National Geographic, 1995).

 

Région australienne et pacifique

  • Depuis deux siècles, on signale en Nouvelle-Zélande des sauriens géants, diversement appelés ngarara ou kawekau par les Maoris, qui les distinguent du tuatara (Sphenodon), le plus grand reptile local officiellement connu. Le kawekau est décrit comme un lézard de 60 cm de long, brun-jaunâtre avec des bandes rouges ; le ngarara, de couleur différente, serait omnivore (comme les geckos du genre Hoplodactylus) et émettrait des cris typiques des gekkonidés. Or, les herpétologues Bauer et Russell ont décrit le plus grand gecko du monde (62 cm de long) en 1986, découvert dans les collections du Muséum de Marseille. L'origine du spécimen (Hoplodactylus delcourti) est inconnue, mais le genre Hoplodactylus est confiné à la Nouvelle-Zélande, et taille et couleur s'accordent avec le kawekau des Maoris (Bauer and Russell 1986).

     
  • Depuis deux siècles, on signale aussi, dans les lacs de l'Ile du Sud de la Nouvelle-Zélande, un mammifère aquatique appelé waitoreke, ressemblant à une loutre. Bernard Heuvelmans (1955) le rapprochait de l'ornithorynque, le fameux mammifère aquatique australien pondeur d'oeufs. La découverte en Australie d'une mandibule d'un monotrème fossile proche de ce dernier, datée de 120 millions d'années, à une époque où l'Australie et la Nouvelle-Zélande étaient reliées, a été considérée par Gunter G. Sehm (1988) comme une preuve de la pertinence de cette hypothèse.

      
  • En Nouvelle-Guinée, l'explorateur Monckton a décrit un animal herbivore, de 1,50 m et au long museau, le devil pig ou gazeka. Bernard Heuvelmans (1986) supposait qu'il s'agissait d'un diprotodonte (un gros marsupial herbivore du pléistocène australien) -- hypothèse déjà avancée jadis par le paléontologue américain Matthew (1910), et dont Laurent Forge (1983) s'est inspiré dans la défunte revue Amazone. Christine Janis (1987) proposait plutôt d'identifier le gazeka à un marsupial apparenté, Palorchestes, dont on a trouvé des ossements fossiles en Nouvelle-Guinée même. Or, le paléontologue Menzies (1987) a émis indépendamment l'hypothèse qu'une sculpture papoue (figure 5), vieille de quelques siècles seulement, dans laquelle certains ne voyaient jusqu'alors qu'un échidné, représente en fait un Palorchestes ou un marsupial voisin.
    sculpture papoue
    Figure 5 : sculpture papoue : représentation d'un Palorchestes ?
    (photo : Journal of the Polynesian Society, 1965)

 

  • Michel Raynal avait établi dans un article publié en 1981, l'existence d'un oiseau inconnu dans l'île d'Hiva-Oa (Marquises), sur la base de témoignages de Polynésiens et d'explorateurs européens (Raynal 1980-1981). Il concluait qu'il s'agissait d'un rallidé inapte au vol, apparenté au takahe de Nouvelle-Zélande (Porphyrio mantelli), une hypothèse qui paraissait alors invraisemblable à un ornithologue du Muséum à qui Raynal en avait fait part, en raison du hiatus considérable entre les deux îles. Or, des ossements d'un nouveau rallidé (Porphyrio paepae) appartenant donc au même genre que le takahe, ont été trouvés depuis dans des sites archéologiques des Marquises, à Tahuata et justement Hiva-Oa, c'est-à-dire à plus de 3000 Km de l'aire de répartition connue du genre Porphyrio (Steadman 1988), confirmant une fois de plus de manière éclatante l'efficacité de la méthode cryptozoologique (Raynal et Dethier 1990).

    On le voit, les succès ne manquent pas. Mais on peut faire le pari que l'on entendra encore dire que la cryptozoologie ne progresse pas, tant il est vrai qu'il n'est pire aveugle que celui qui ne veut voir, ou pire sourd que celui qui ne veut entendre...

 

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