(dernière mise à jour : 25 juin 2005)

Des cœlacanthes africains ?

    Entre-temps, plusieurs rapports sur des cœlacanthes en vadrouille avaient été recueillis par J. L. B. Smith lui-même sur les côtes de l'Afrique du Sud, après la découverte du premier spécimen. Dans son article initial pour Nature en 1939, qu'il introduisait par la célèbre phrase de Pline ex Africa semper aliquid novi (de l'Afrique vient toujours quelque chose de neuf), Smith écrivait :

"Un pêcheur à la ligne digne de foi d'East London affirma qu'environ cinq ans auparavant [donc en 1934] il était tombé précisément sur un tel poisson, mais considérablement plus grand (sic), partiellement décomposé, jeté par les vagues sur un endroit désolé de la côte d'East London. Quand il revint avec de l'aide, le monstre avait disparu, emporté par la marée."

    Dans un autre article publié dans les Transactions of the Royal Society of South Africa en 1940, Smith reprit l'information précédente, avec la remarque que le témoin "décrivait le spécimen en des termes tels qu'ils rendaient très vraisemblable qu'il ne faisait pas erreur", et il ajouta un nouveau témoignage :

"Il y a également l'affirmation, bien qu'elle soit probablement moins digne de foi que la précédente, émanant d'un membre de l'équipage d'un bateau de pêche, que l'un d'eux avait vu pas moins de six poissons de ce type pris dans un filet près de Durban. On s'en était débarrassé comme d'une vermine inconnue."

    S'il s'agissait réellement de cœlacanthes, la présence simultanée de 6 individus au même endroit rendait invraisemblable l'hypothèse du spécimen égaré, avancée pour expliquer le premier cœlacanthe d'East London, et éventuellement les observations non confirmées sur les côtes sud-africaines ; elle ne pouvait s'expliquer que par l'existence de populations inconnues, distinctes de celles des Comores. Pourtant, même la plus timide des deux hypothèses semblait déranger certains scientifiques. Dans un article écrit pour le Naturaliste Malgache en 1954, le professeur Millot, un des spécialistes français du cœlacanthe, rejeta en effet les deux témoignages précédents :

"De tels dires, non contrôlables, sont sans valeur scientifique et l'on n'en peut tenir aucun compte. Il est bien connu que toute découverte d'un animal exceptionnel, faisant quelque bruit, excite les imaginations, oriente et déforme les souvenirs et conduit nombre de personnes à croire de la meilleure foi du monde avoir déjà vu l'animal en cause."

    Cette dernière remarque est très juste, mais la précédente est des plus contestables : on aurait tort de rejeter sans appel tous les rapports sur la présence, fût-elle accidentelle, de cœlacanthes au large de l'Afrique du Sud, car on va voir en effet qu'elle allait être attestée par des indices très sérieux, et finalement la preuve matérielle irréfutable...

    Une deuxième vague de rapports fit surface à l'occasion de la découverte du second spécimen, comme l'a rapporté Michael Bruton dans The Naturalist en 1989 :

"En 1956, J.L.B. Smith reçut une lettre de Mr. Bert Spring, gardien de phare à Cap St Blaize près de Mossel Bay, qui affirmait qu'il avait vu un cœlacanthe nageant près de la surface de l'eau."

    Michael Bruton a rapporté une autre histoire, fondée sur un œuvre d'art étonnante, que lui montra le romancier Hjalmar Thesens, de Knysna (Afrique du Sud) :

"Il me montra une peinture remarquable faite par son oncle, Leonard Thesen, qui dépeint très clairement le cœlacanthe, resplendissant en bleu avec des taches blanches, parmi d'autres poissons communs de cette région [...]. Une mention sur le verre affirme que la peinture date de 1925, ce qui serait extraordinaire si c'est vrai."

    Extraordinaire en effet, car cette peinture fut exécutée 13 ans avant la découverte du premier spécimen ! Mais l'authenticité de l'œuvre a été sérieusement mise en doute par Stobbs (1996) : il a fait notamment remarquer que le professeur Smith connaissait parfaitement Thesens, et il n'a pourtant jamais mentionné cette peinture.

     Quoi qu'il en soit, ces divers rapports montrent que l'occurrence du cœlacanthe dans les eaux sud-africaines n'est pas un événement rarissime. En fait, un second spécimen (après celui pêché par le capitaine Goosen en 1938) a été capturé il y a seulement quelques années dans cette région : il a été pêché à une profondeur de seulement 40-45 m au large de Quelimane (Mozambique) en août 1991 (Bruton, Cabral and Fricke 1992 ; Schlieven et al. 1993). Une étude a révélé qu'il ne différait pas génétiquement de la population des Comores, comme cela aurait dû être le cas s'il avait appartenu à une population distincte.

    Hans Fricke, dont nous aurons à reparler, a vainement tenté de trouver des cœlacanthes au large des côtes sud-africaines lors de plongées en submersibles en 1991. Cet insuccès, ajouté aux différences de biotope entre les Comores (où vit l'espèce) et la côte sud-africaine, avait conduit les chercheurs à admettre que la présence occasionnelle de cœlacanthes dans les eaux mozambicaines, malgaches et sud-africaines, s'expliquait par des individus originaires des Comores, égarés, parfois fort loin, de leur aire de répartition habituelle. Une nouvelle ahurissante au tournant du millénaire allait pourtant remettre les choses en question.
    Pieter Venter, au cours d'une plongée à grande profondeur en octobre 2000 au large de Sodwana (près de St-Lucia, Afrique du sud), eut la surprise de tomber sur trois cœlacanthes. Le 27 novembre 2000, il en observa encore trois (les mêmes ?) par 115 m de profondeur, dans les mêmes parages, et put les filmer dans leur élément.
    La découverte de trois (voire de six) spécimens au même endroit obligeait désormais à supposer qu'une population distincte, autochtone, vivait effectivement au large de Sodwana ! Diverses expéditions ultérieures, effectuées avec un sous-marin de poche, permirent d'établir la présence de quelque 25 individus différents, confirmant qu'il ne s'agit pas du tout d'une présence accidentelle, mais que l'on est en présence d'une véritable population dont c'est l'habitat naturel.

 

Les cœlacanthes malgaches

   A la fin des années 1980, apparurent de vagues rapports sur l'occurrence possible de cœlacanthes sur les côtes de Madagascar. Alors qu'il assistait à une conférence sur le cœlacanthe à San Francisco en 1989, Michael N. Bruton apprit d'un collègue japonais qu'un cœlacanthe venait d'être signalé sur la côte nord-est de Madagascar (Bruton 1989a). Le Zoological Record liste également un article bulgare de 1988 sur un cœlacanthe à Madagascar (Anonyme 1988), mais je n'ai pas pu obtenir une copie de l'article de la revue Priroda, publiée à Sofia, où cela a été publié.

    Jerome Hamlin, de Third Wave Media Inc., m’informa de cas plus précis dans un courrier électronique Internet (e-mail) du 19 juillet 1996 :

"J’ai dirigé une expédition sur une partie de la côte orientale de Madagascar à l’automne 1994, au nord de Tomasina. Le but était de vérifier auprès des pêcheurs s’ils reconnaissaient le cœlacanthe sur des dessins. La plupart l’ignoraient. Un vieillard dit qu'il le connaissait, mais il raconta une histoire plutôt fantastique selon laquelle le poisson s'était envolé quand il l'avait capturé. Il y avait un propriétaire d'hôtel européen qui affirmait qu'un cœlacanthe avait été amené chez lui par un pêcheur indigène, mais il n'y en avait ni photos ni restes. Il y avait une autre histoire de cœlacanthe qui aurait été exhibé à Tomasina mais il y avait incertitude sur le fait de savoir s'il avait été amené des Comores avec lesquelles il existe des échanges commerciaux et de population. C'est ainsi que je quittai Madagascar avec des trouvailles plutôt ambiguës, mais au moins certain que le poisson n'y est pas très bien connu.
"L'été dernier [1995], j'ai appris d'un correspondant sud-africain, précédemment technicien supérieur au J.L.B. Smith Institute à Grahamstown, que le bruit avait couru qu'un cœlacanthe avait été capturé par un chalutier. "

    Ce nouveau spécimen dûment attesté de cœlacanthe a effectivement été pris par un pêcheur de requins en août 1995 au large d'Anakao, dans la baie de Saint-Augustin, sur la côte sud-ouest de Madagascar, à quelque 1300 kilomètres des Comores (Anonyme 1996 ; Heemstra et al. 1995). Le professeur Nardo Vicente, de l'Institut Océanographique Paul Ricard, a d'ailleurs consacré tout un article à ce cœlacanthe malgache, long de 1,34 m, conservé in extremis, car il a bien failli servir de viande à appât (Vicente 1997, Plante 1997). C'est ainsi le troisième spécimen reconnu trouvé hors de l'aire de répartition admise pour le cœlacanthe.
    Raphaël Plante, de la Station Marine d'Endoume, m'a informé qu'un nouveau cœlacanthe malgache a été capturé en 1996 (par le même pêcheur que celui de 1995), mais à ma connaissance ce spécimen n'a pas encore fait l'objet d'une publication écrite.
    Un autre cœlacanthe, pêché dans la même région, n'aurait pas été conservé, car utilisé pour préparer des appâts. Enfin, un spécimen fut capturé en mars 2001, toujours au large de Toliara (Tuléar) comme les précédents : Béatrice de Gaulejac, coopérante à Tuléar, put conserver ce cœlacanthe de 1,70 m pour des études ultérieures.
    Ici encore, la capture de 3 ou 4 spécimens dans les mêmes parages laisse présager que l'on a affaire à une population autochtone stable plutôt qu'à des individus égarés venus des Comores.

 

Témoignages de lieux inattendus

    Quand le second cœlacanthe fut capturé au large des Comores, le professeur. J.L.B. Smith reçut, comme on pourrait s'en douter, un abondant courrier, dont quelques lettres à verser à notre dossier :

"Des gens de divers pays m'écrivirent pour dire qu'ils y avaient vu des cœlacanthes. Un soldat américain affirmait qu'ils étaient communs sur les marchés au poisson en Corée. Une dame des Bermudes était catégorique qu'un cœlacanthe lui avait été offert là-bas par un pêcheur." (Smith 1956).

    Smith ne faisait aucun commentaire sur ces informations sensationnelles, mais comme il les cite parmi d'autres lettres émanant de gens farfelus, il est clair qu'il ne croyait pas que des cœlacanthes pussent fréquenter les côtes coréennes ou l'Atlantique Nord.

    Un autre rapport vint d'un Mr Geoffrey Cartwright, de Salisbury (Rhodésie d'alors), qui affirmait avoir vu un cœlacanthe en novembre 1952 à faible profondeur, alors qu'il effectuait une plongée au large de Malindi (nord du Kenya). Voici un extrait de son compte-rendu, publié dans le numéro de septembre 1953 du magazine The South African Angler :

"Il était lourdement bâti et pesait probablement de 100 à 150 livres [45 à 80 Kg]. [...] Il était totalement différent de tous les poissons que j'avais jamais vu ou que j'ai vu depuis. Il avait l'air mauvais et âgé de milliers d'années.
"Il avait un grand
œil, et le trait le plus marquant était l'effet de plaque d'armure de ses lourdes écailles — des écailles si lourdes qu'il était tout à fait à part de tout autre poisson que j'aie vu. Il avait un aspect sinistre et ancien et il était d'un gris sombre et terne." (Smith 1953b).

    Cartwright essaya de tuer le poisson avec son arme ; le harpon frappa ce dernier, mais ne pénétra pas. Certains pensaient qu'il n'avait vu qu'un mérou, mais quand Cartwright vit une photographie du second cœlacanthe (pêché un mois plus tard), il fut certain qu'il avait observé ce poisson au large de Malindi. La seule différence était que le poisson de Cartwright était d'un gris sombre et terne, alors que le cœlacanthe est plutôt bleuâtre, mais cela peut s'expliquer par les circonstances de l'observation, faite sous l'eau.
    Geoffrey Cartwright raconta également son observation dans des journaux rhodésiens et anglais, en apportant quelques détails supplémentaires :

"Je regardai fixement son oeil vert sinistre. La créature semblait si menaçante et diabolique - et âgée d'un million d'années - que je fus effrayé un instant. Il avait des mâchoires cruelles avec des dents féroces acérées... Il ne fit aucun mouvement pour attaquer mais continua à nager avec ses étranges nageoires presque comme une main humaine déformée. Il pesait, j'en suis sûr, environ 150 livres. et avait des écailles épaisses gris-bleuâtres comme des plaques d'acier. La chose était comme un être sorti d'un cauchemar marin." (Bruton 1989b).

    Ce témoignage n'a pas été pris au sérieux par la plupart des scientifiques, pour des raisons assez obscures, comme on peut en juger d'après le commentaire de l'ichtyologiste sud-africain Michael N. Bruton :

"Bien que J. L .B. Smith n'ajoutait pas foi à ce rapport, pas plus qu'à un autre venant d'un pêcheur indigène de Bazaruto, des recherches ultérieures ont révélé qu'il est très invraisemblable qu'un plongeur en apnée puisse rencontrer un cœlacanthe en eau peu profonde." (Bruton 1989b).

    En fait, et contrairement à ce que prétend Michael Bruton, Smith ajoutait foi au témoignage du pêcheur Mozambicain de Bazaruto, ainsi qu'on l'a vu (il précisait même que le Mozambicain donnait des détails "dont il n'aurait rien pu savoir sauf à partir d'un vrai spécimen"). Quant au poisson observé au large de Malindi, Smith était encore plus affirmatif ; en réponse à la lettre de Geoffrey Cartwright au South African Angler, il écrivait :

"Il n'y a pas beaucoup de poissons sur la côte orientale d'Afrique qui atteignent les 100 livres, et parmi ceux-ci qui sont connus dans cette région, il n'y en a pas un qui s'accorde autant avec votre description que le cœlacanthe.
"Au cours des six derniers mois [de 1953], parmi l'énorme quantité de lettres que nous avons reçues du monde entier, il y en a eu donnant des informations sur d'étranges poissons qui selon des gens pouvaient être des cœlacanthes, et en effet certaines d'entre elles sont très intéressantes. Je ne serais pas surpris que des cœlacanthes soient effectivement découverts sur une grande aire des océans." (Smith 1953b).

    Smith écrivait aussi que le poisson observé par Cartwright ne pouvait être un mérou, qui n'a ni de grands yeux, ni de grosses écailles. Dans son livre Old fourlegs (1956), Smith mentionnait le rapport de Cartwright, et il se déclarait plus convaincu que jamais que le poisson en question était bien un cœlacanthe :

"Ce que j'en pense ? Eh bien, s'il est clair que les Comores sont l'habitat du cœlacanthe, Malindi était quoi qu'il en soit beaucoup plus proche et bien plus aisément accessible qu'East London, qu'un cœlacanthe au moins avait effectivement atteint. [...]. De plus, si je me fie à ma grande connaissance des poissons de l'océan Indien occidental, je ne vois aucune espèce qui colle avec la description de Cartwright aussi bien qu'un cœlacanthe. Aucune." (Smith 1956).

    Il faut également souligner que, contrairement à une idée reçue, le cœlacanthe n'est pas un poisson abyssal. Aux Comores, la plupart des captures de cœlacanthes ont été faites entre 100 et 300 mètres de profondeur. Mais le premier spécimen pêché en 1938 au large d'East London, le fut à une profondeur de quelque 40 brasses (70 m). Et le spécimen du Mozambique de 1991 fut quant à lui capturé à seulement 40-45 m. L'objection suivant laquelle un plongeur ne peut pas rencontrer de cœlacanthe à faible profondeur est donc spécieuse.
    Du reste, Cartwright, décrivant les mouvements du poisson observé, dit qu'il nageait "avec ses étranges nageoires presque comme une main humaine déformée", c'est-à-dire à l'aide des nageoires paires pédonculées. L'immense majorité des poissons se propulse en fait avec la nageoire caudale, les autres nageoires servant de stabilisateurs ou de gouvernes. Or, le cœlacanthe se meut en effet à l'aide de ses nageoires pédonculées, la queue ne lui servant que pour des démarrages rapides : ce mode de propulsion était insoupçonné des scientifiques jusqu'à ce qu'il soit observé en 1987 par Hans Fricke depuis le sous-marin de poche Géo, lors de plongées au large des Comores. Comment Geoffrey Cartwright aurait-il pu deviner une particularité aussi subtile, s'il n'avait pas réellement observé la nage d'un cœlacanthe vivant ?

    Il est définitivement établi par au moins 4 spécimens capturés (celui d’East London en 1938, celui de Quelimane en 1991 et les deux de Madagascar en 1995-1996), que des individus égarés appartenant apparemment à la population des Comores (Latimeria chalumnae) s'aventurent quelquefois vers le sud jusqu'à East London. La découverte de plus de 20 individus au large de St-Lucia (Afrique du sud) montre même l'existence d'une population locale permanente, et pas seulement d'une occurrence accidentelle : il est donc très vraisemblable qu'il en aille de même au nord jusqu'au Kenya, que ce soit des individus égarés venus des Comores ou d'une autre population inconnue. Il est vrai toutefois que le courant du Mozambique, qui coule du nord au sud, est généralement invoqué pour expliquer que des cœlacanthes des Comores puissent arriver aisément jusqu'à la pointe sud de Madagascar ou jusqu'à East London, alors qu'aucun courant "favorable" ne pourrait leur venir en aide pour atteindre les côtes du Kenya.

    La preuve définitive de l'occurrence de cœlacanthes sur les côtes du Kenya a toutefois été apportée le 26 avril 2001, lorsqu'un chalutier, le Venture II, a remonté dans ses filets une femelle de Latimeria pêchée précisément au large de Malindi (là même où Geoffrey Cartwright avait rencontré son poisson "préhistorique"), d'une profondeur de 185 mètres. Long de 1,70 m et pesant 77 kg, le spécimen kenyan était une femelle pleine, qui a été décrite l'année suivante dans le South African Journal of Science.

    D'autres rapports viennent de Tanzanie, où une capture non confirmée aurait eu lieu en 2002 au large de l'île de Mafia, comme me l'a écrit Robin Stobbs en septembre 2003 :

"Bien que le poisson n'ait pas été gardé ni photographié, la description du pêcheur (spécialement celle des grosses écailles épineuses et de l'énorme contenu en huile) ne peut que s'appliquer au cœlacanthe."

    Mais en septembre 2003, un bateau de pêche prit un spécimen au large de l'île de Songa Mnara, par quelque 100 m de profondeur. Ce n'est que grâce à la vigilance d'un Sud-Africain, James Taylor, que cette découverte put être confirmée : vidé de ses entrailles pour être vendu sur un marché aux poissons, le spécimen mesurait 1,32 m et pesait 22 kg une fois vidé. James Taylor identifia le poisson comme étant un cœlacanthe, et alerta aussitôt les autorités scientifiques tanzaniennes pour conserver ce nouveau spécimen. Un autre cœlacanthe fut pêché en mars 2004, dans la même région Deux autres furent encore pris par quelque 70 m de fond dans un filet à requins en août 2004 à quelques jours d'intervalle et au même endroit, dans la région de Tanga, par le même pêcheur !
    Dans les mois qui suivirent, plusieurs spécimens furent pêchés dans la région de Tanga, faisant de la Tanzanie, avec 19 captures authentifiées, un des lieux où l'on a désormais le plus de chances de trouver l'animal : elle est ainsi passée au troisième rang (derrière les Comores et l'Afrique du Sud) pour le nombre de spécimens prouvés, laissant supposer qu'il existe là aussi une population permanente.

    La question n'est plus maintenant de savoir si l'on peut trouver des cœlacanthes le long de la côte de l'Afrique de l'est : désormais, on peut se demander, en fait, où donc il n'y a aucune chance d'en trouver !

 

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